Expat Carrière Nomade Interview – La Plume d’Isandre

Depuis que je suis expatriée (février 2007), j’ai appris qu’on pouvait être épanouie même sans une carrière professionnelle bien remplie. Pourtant, à cette époque-là, j’avais encore en tête l’équation toute faite de : un travail à responsabilité = réussite professionnelle donc épanouissement personnel. Avec nos vies de multi-expatriée, j’ai appris à revoir ma copie et qu’il existait d’autre façon d’être épanouie, même sans le titre de directeur ou de directrice !

Je découvre alors le monde du blogging et je me suis rendu compte que beaucoup de femmes expatriées tenaient un blog. Le blog est leur façon de relater leur quotidien, mais pas seulement. Le fait de tenir un blog leur permet d’avoir un projet à elle. Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous les mardi les rendez-vous blog-day du groupe Expat Carrière Nomade. C’est ainsi, que j’ai fait la rencontre de Sandrine du blog la Plume d’Isandre. Je l’ai suivie sur les réseaux, lu ses articles, j’ai suivi l’évolution de son blog… Elle a accepté de repondre à mes questions pour l’interview d’expat carrière nomade. Elle nous partage ici son parcours et nous raconte les coulisses de son blog à succès.

Bonne lecture,

Pourquoi as-tu lancé un blog pendant ton expatriation ?

J’ai lancé le blog la Plume d’Isandre sur un coup de tête. J’avais envie de montrer ce que je savais faire dans le domaine de l’écriture, et d’apprendre à maîtriser aussi les articles de blog. J’ai exploré beaucoup de styles d’écriture et en voilà un nouveau qui s’offrait à moi ! De plus, j’étais expatriée à Vienne, en Autriche. Le blog me semblait l’endroit idéal pour partager mon expérience d’expatriée.

Ce qui a été déterminant, pour que cela marche, cela a été le choix de l’hébergeur. Ensuite, j’ai publié pratiquement tous les jours pour lancer le blog, pendant 1 semaine ou 2. Puis, j’ai espacé les articles mais je gardais quand même une régularité dans mes publications. La raison pour laquelle j’ai continué, en revanche, ce sont que régulièrement j’avais des encouragements et félicitations de lecteurs, alors je me suis dit que ce que je faisais plaisait ou était utile, cela m’a motivée à poursuivre. Et la Plume d’Isandre a maintenant 4 ans.

Quels sont les sujets traités sur La plume d’Isandre ?

Sur mon blog, je parle de livres, de voyages, d’écriture, j’essaie de publier 2 fois par semaine. Décrire l’activité de blogueur, en soi même, c’est très vaste, on touche à beaucoup de domaines, et il y a beaucoup de travail en coulisses avant la publication d’un article. J’en parle régulièrement sur mon blog lors des rendez-vous de blogueurs de l’Envers du Décor, que vous pouvez trouver ici.

Pour diverses raisons personnelles, c’est actuellement trop compliqué pour moi d’essayer de monétiser mon blog, et je crois que cela changerait complètement son esprit, mais en revanche je fais souvent des partenariats sur la base des échanges (c’est à dire que je teste diverses choses ou reçois des livres pour pouvoir en parler sur le blog). Ceci dit, je ne dirais pas forcément non à une belle opportunité. Je suis aussi plus âgée que beaucoup de blogueuses qui se lancent, et là-dessus, je trouve formidable que le net permette la naissance de nouveaux métiers et de nouvelles possibilités de mener sa vie comme on l’entend.

Je n’écris actuellement que pour mon blog pour des raisons de santé, mais j’ai fait de la rédaction Web comme je l’ai dit plus haut, de la traduction et aussi été correspondante locale sur internet pour un journal (la Voix de l’Ain) et je collabore depuis longtemps avec un groupe de presse culturel romand (une des rencontres grâce à l’expatriation). Mais je considère quand même que sur mon blog, j’écris pour les autres 🙂 ! J’ai bien sûr toujours les lecteurs à l’esprit quand je rédige un article.

Pourquoi créer un blog ? Faut-il s’y connaître en SEO ?

On peut créer un blog si on en a envie tout simplement ou avec un objectif précis. Mais, il faut garder en tête que c’est beaucoup de travail, que cela demande beaucoup de temps et de persévérance.  Même pour un blog professionnel, je pense que pour qu’un blog fonctionne et attire des visiteurs, il faut que l’on sente au moins un zeste de passion, sinon le blog aura plus l’air d’un espace publicitaire, et ce n’est pas du tout l’esprit du blogging.

J’applique pour mon blog des notions simples de SEO, je me renseigne par moi-même régulièrement. J’y ai été sensibilisée par la rédaction web. Mais je ne suis pas très sérieuse sur la recherche de mots clés, ça me “gonfle” un peu de le faire pour mon blog. Ceci dit, avec les quelques notions que j’applique, j’ai réussi à ce que mes visiteurs viennent en priorité des moteurs de recherche plutôt que des réseaux sociaux, ce qui était un de mes buts. Pour la formation, j’ai suivi un MOOC de rue 89 sur communiquer sur les réseaux sociaux et reçu leur attestation. Pour le reste, je suis autodidacte, mais je suis aussi un dinosaure du Web, cela fait une vingtaine d’années que j’écris sur le Web, et que je vois son évolution. J’écrivais sur Internet bien avant l’existence des blogs et des réseaux sociaux, sur des sites littéraires, entre autres.

Qu’est-ce que le blog t’a apporté ?

Mon blog m’apporte beaucoup, aussi bien sur le plan personnel que professionnel (même s’il n’est pas rémunéré.) En effet, j’ai pu découvrir de nombreuses nouvelles compétences et d’autres que j’ai pu approfondies: communication sur les réseaux sociaux, photographie, établissement de partenariats, organisation de concours, collaboration avec d’autres blogueurs, entre autres. C’est ainsi que j’ai pu découvrir le monde du blogging mais aussi celui de l’auto-édition.

Je chronique de temps en temps des ouvrages pratiques, ce qui me permet de continuer à apprendre et d’approfondir mes connaissances sur des sujets divers.
La Plume d’Isandre m’a aussi permis d’exercer des qualités comme la patience, la persévérance, ou encore la prudence parfois. J’ai également appris à être à l’écoute de ce qui plaît à mes visiteurs tout en respectant ma personnalité et mes valeurs. Et il m’arrive aussi de répondre à des interviews 😉 !

Dans ma vie d’expatriée, je pense que le principal intérêt a été de pouvoir partager mes découvertes à propos du pays et de la ville où je vivais quand j’ai lancé le blog, c’est à dire Vienne, en Autriche. Cela constituait aussi une carte de visite qui permettait de lancer la conversation lorsque je faisais de nouvelles rencontres dans mon pays d’accueil.

Dans mon quotidien, mon blog me redonne souvent du courage, le moral et le sourire, car j’ai des problèmes de santé assez lourds. Je me sens aussi utile aux autres grâce à lui, que ce soit lorsque j’informe mes lecteurs ou lorsque je soutiens un partenaire dont le projet me semble vraiment intéressant et à faire connaître. En somme, mon blog est vraiment une source d’épanouissement.

Freelance et Expat, qu’en penses-tu ?

Je pense que c’est à la fois idéal par rapport à la liberté d’être freelance lorsque l’on est expat, mais compliqué de s’y retrouver par rapport aux statuts dans notre pays d’origine combiné au(x) pays d’expatriation, où les règles ne sont pas forcément les mêmes, et il est parfois difficile de savoir où se rattacher. Mrs Fanjat propose me semble t-il une solution pour les freelances : le portage international.

J’ai été expatriée à Genève (ce qui est tellement près de la France qu’à moment donné, j’avais même oublié que je l’étais…), à Vienne et il y a très longtemps à Rome. Vivre dans d’autres pays était un rêve d’enfant pour moi, et cela a vraiment été des expériences formidables. Mais je trouve plus facile maintenant que l’on peut discuter avec d’autres expatriés sur Internet. Auparavant, je pensais être la seule à vivre certaines difficultés et j’ai maintenant pu voir qu’elles étaient en fait liées à l’expatriation. A Vienne, j’ai aussi beaucoup été aidée par l’Association Vienne Accueil , qui bénéficie d’ailleurs d’un espace emploi.

Les 3 astuces de Sandrine pour lancer votre activité pendant l’expatriation :

1- Réfléchir aux compétences que l’on possède et que l’on peut appliquer de partout.

2- Explorer les possibilités du net qui sont vastes et évoluent très vite.

3- Se renseigner sur les cadres légaux et administratifs.

En bonus: avoir un bon ordinateur qui ne lâche pas en route ! Très très important !

Découvrez le blog La Plume d’Isandre. 

Vous pouvez aussi la retrouvez sur Facebook et Instagram.

Multi-expatriée depuis 2007, je connais très bien ce sentiment, ce besoin d’indépendance professionnelle des conjoints-expatriés. Contactez-moi pour une séance stratégique pour définir votre projet nomade.

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