Chercher un travail quand on est conjoint expat : et s’il existait une autre solution ?

Conjoint expatrié : pourquoi j'ai arrêté de chercher un travail

C’est l’histoire d’une fille qui a grandi dans une famille où la scolarisation et les hautes études étaient une évidence. Elle a toujours su, depuis toute petite, qu’elle exercerait un beau métier et qu’elle serait indépendante professionnellement et financièrement. Fraîchement diplômée de son école de commerce, elle s’est lancée dans sa carrière avec enthousiasme et pleine d’ambitions. C’est l’histoire d’une femme expatriée qui s’est retrouvée « conjoint suiveur », tributaire de son mari et obligée de s’adapter à la carrière de l’autre. Jamais elle n’aurait imaginé qu’exercer son métier, même depuis l’étranger, serait si compliqué. C’est l’histoire d’une maman qui, après cinq expatriations, en a eu assez de démissionner à chaque déménagement, de chercher un nouvel emploi salarié et de passer à côté de ses enfants. Elle a finalement choisi une autre voie : l’entrepreneuriat. Cette fille, cette femme, cette maman, c’est moi. Dans cet article, je vous raconte pourquoi, en tant que conjoint expatrié, j’ai arrêté de chercher un travail. Peut-être que mon témoignage résonnera en vous ?

Le besoin d’une activité professionnelle adaptée à ma vie de conjoint expatrié nomade

J’ai à mon compteur cinq pays d’expatriation, cinq emplois salariés et cinq démissions. Tout ça en douze ans de vie à l’étranger. Si je suis à l’origine de la première expatriation, mon conjoint m’aillant suivie au Vietnam, la situation s’est ensuite inversée. C’est lui qui a trouvé les contrats expatriés suivants, aux quatre coins du monde, et je me suis retrouvée avec le statut de « conjoint suiveur ».

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Tout simplement qu’à chaque fois que mon mari a changé de poste et de pays, j’ai dû démissionner et chercher un autre travail dans notre nouveau pays de résidence. Il n’était pas concevable pour moi de ne pas travailler. J’étais même obnubilée par mon CV, sa cohérence, la peur des « trous » qui pourraient porter préjudice à ma carrière.

Mais au bout de cinq déménagements, j’en ai eu assez ! J’étais fatiguée de tout recommencer à chaque fois : se créer un réseau, rencontrer les bonnes personnes, répondre à des offres d’emplois, passer des entretiens, etc. Un fois le graal du poste salarié atteint, j’ai parfois déchanté. Souvent, mes horaires de travail étaient difficiles à concilier avec une vie de famille, surtout lorsque les deux conjoints ont un rythme soutenu. Tous les postes que j’ai trouvés étaient certes passionnants, mais il m’est déjà arrivé d’en accepter en-dessous de mes compétences. Mais on n’a pas toujours le choix, on prend ce qu’on trouve, en particulier dans les pays où l’accès à l’emploi pour les étrangers est compliqué (comme au Turkménistan par exemple).

Un jour, en 2017, j’ai dit stop ! Il était clair que notre aventure de multi-expatriés n’était pas prête de s’arrêter, on adore ce mode de vie. Il fallait donc que je trouve le moyen d’avoir une activité professionnelle adaptée à ma situation de nomade internationale. Mon objectif : pouvoir emporter mon job avec moi partout dans le monde, quel que soit le pays. J’ai trouvé la solution : me lancer dans l’entrepreneuriat !

L’envie d’un meilleur équilibre de vie en expatriation

On ne va pas se mentir, lorsqu’on est salarié d’une entreprise, avec un poste intéressant (et donc souvent à responsabilités), on travaille beaucoup. Après plus de dix années de salariat, j’ai réalisé que ma carrière était importante, mais que ce n’était pas tout ! Mes enfants étaient encore petits et j’avais l’impression de passer à côté de choses essentielles. J’étais frustrée de ne pas pouvoir passer plus de temps avec eux. Et en même temps, j’étais aussi frustrée de ne pas être plus à fond dans mon travail car j’essayais d’assurer un peu de temps quotidien auprès de mes petits. J’arrivais le soir seulement pour le rush hour : petite histoire et au lit. Bref, un sentiment de culpabilité constant.

Au milieu de tout ça, je m’oubliais complètement. Je n’avais jamais de moment rien que pour moi. Chaque minute était consacrée soit à ma famille, soit à mon travail. J’étais une championne de l’organisation et de l’optimisation de mon temps. Tout était sur un tableau Excel affiché sur le frigo : menus, activités, etc. Oui mais voilà, au bout d’un moment, on se perd soi-même. Je me suis perdue !

Je me suis demandé : à quoi bon vivre à des milliers de kilomètres de mon pays si je ne peux pas être maître de ma vie ? Je n’avais pas le temps de profiter vraiment de mon expatriation, ni de mes enfants. J’avais toujours peur de devoir démissionner… Vivre à l’étranger, c’est s’ouvrir au monde, aux cultures, aux autres. Être expatrié, c’est explorer d’autres pays, d’autres modes de vie, d’autres langues. Mais… lorsque les semaines sont consacrées au travail et à l’organisation familiale et que les week-ends sont inévitables dédiés à l’intendance (courses, ménage, paperasse, etc.), quand est-ce que je profite de mon expatriation ?

Et si je trouvais un meilleur équilibre entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle ? Mon rêve : avoir un travail qui me plaît, tout en passant du temps avec ma famille et à découvrir notre pays d’accueil. Oui je veux tout : le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière ! Un rêve utopique ? Eh bien figurez-vous que j’y suis parvenue ! Comment ? En créant ma propre activité nomade, en devenant indépendante !

Le désir de plus de liberté professionnelle

Horaires de travail fixes, comptes à rendre à son patron, évaluations annuelles, esprit corporate imposé, manque de flexibilité, démissions à répétition, etc. ça vous parle ? Ce sont autant d’inconvénients du salariat que j’ai voulu fuir. J’aspirais à plus de liberté dans mon travail. Je souhaitais un quotidien qui m’anime et qui me booste.

Désormais, je suis mon propre patron. Je m’organise comme je veux, je fais les horaires de travail qui me conviennent. Je peux assister au spectacle de fin d’année de ma fille ou aller encourager mon fils à son match de tennis, en semaine, en journée, sans culpabiliser. Pourquoi ? Parce que je peux décider de ne pas travailler une demi-journée si c’est important pour moi. Je n’ai de comptes à rendre à personne, je fais ce que je veux, comme je veux, quand je veux ! Et ça, c’est la vraie liberté !

Chercher un travail en tant que conjoint expatrié n’est pas l’unique solution : osez l’aventure de l’entrepreneuriat !

Après 10 années de salariat, j’avais besoin d’un challenge professionnel, de quelque chose de différent. J’étais très attirée par l’entrepreneuriat depuis de nombreuses années, mais je n’avais jamais osé me lancer. Et finalement, je n’étais pas encore prête. Je ne regrette aucune de mes expériences professionnelles passées, ce sont elles qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Mais il est arrivé un jour où je me suis sentie prête à relever le défi. J’ai alors créé ma société Mrs Fanjat Ltd à Hong Kong, je me suis jetée à l’eau. Je ne regrette pas mon choix, chaque jour je me félicite d’avoir suivi cette voie.

Être à son compte suppose d’être polyvalent : prospection, vente, marketing, finance, comptabilité, administratif, etc. Les tâches sont beaucoup plus variées et je m’enrichis intellectuellement au quotidien. Exit le poste salarié bien encadré, cloisonné et délimité !

Alors oui, c’est vrai, j’ai sûrement davantage de pression, je suis sans filet et je n’ai pas un salaire fixe qui tombe tous les mois. Mais en contrepartie, quelle satisfaction de travailler pour soi ! Tout ce que j’accomplis, je ne le dois qu’à moi-même, à mes efforts, à mon travail et j’en récolte les fruits. Aujourd’hui, je ne pourrais pas revenir en arrière. Pour rien au monde je ne renoncerais à ma liberté ! Ce mode de travail est devenu un vrai choix de vie.

Et vous ? Quelle est votre histoire ? Vous êtes conjoint expatrié ? Vous voulez travailler pendant votre expatriation mais votre mode de vie de multi-expatrié vous complique la tâche ? Vous aussi vous aimeriez pouvoir emporter votre job aux quatre coins du monde ? Avez-vous pensé à l’entrepreneuriat ?

Je sais bien qu’il n’est pas facile de se lancer en indépendant, surtout lorsqu’on habite à l’étranger et qu’on se sent parfois seul. Je me suis rendue compte que nous étions nombreux dans le même cas. Il y a tellement de conjoints d’expatriés qui ont besoin de travailler, oui, mais pas à n’importe quel prix ! J’ai vécu tout ça et c’est justement pour cette raison que j’ai créé Mrs Fanjat. Je me suis demandé : qu’est ce qui m’aurait bien aidée pour créer mon activité nomade ? J’ai tout de suite pensé à deux choses :

  • un moyen simple de facturer mes clients, sans tracas administratifs ;
  • un accompagnement pour me guider de façon plus sereine sur le chemin de l’indépendance.

Et je les créées :

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