Créer une Agence Digitale en Expatriation : Émilie Lancelot et Anna Leroy l’ont fait !

Anna Leroy et Émilie Lancelot se sont rencontrées en expatriation à Djeddah, en Arabie Saoudite. Elles ont décidé de mettre leurs talents en commun pour créer ensemble une agence digitale : l’Agence 47.7. Ces deux entrepreneures dynamiques, membres du groupe Facebook Expat Carrière Nomade, nous partagent leurs parcours, leurs motivations et leurs conseils. Des profils inspirants qui donnent l’envie de se lancer dans l’entrepreneuriat depuis l’étranger ! Ces témoignages vous donneront, je l’espère, le déclic pour démarrer votre propre business nomade.

Du marketing à l’expatriation

Multi-expatriations en famille

Émilie : Je suis rentrée en France en 2020 après 14 ans d’expatriation. J’ai vécu dix belles années à Singapour, où j’étais partie travailler et où j’ai rencontré mon mari, et quatre ans en Arabie Saoudite. Nous avons deux garçons de 9 et 12 ans. Auparavant, j’avais fait un master anglais-japonais à la fac, doublé d’un master marketing en école de commerce à Paris. Le champ des possibles était alors presque illimité !

Anna : Je viens d’arriver à Singapour, où comme d’habitude j’ai suivi mon mari. Cela fait onze ans que nous sommes expatriés. Nous avons déjà vécu à Pékin, Shanghai, Saigon et Djeddah, en Arabie Saoudite. Nous avons deux filles de 6 et 4 ans. J’ai un profil école de commerce et dix années d’expérience en marketing, dans un grand groupe à Paris.

Le grand saut du départ à l’étranger

Émilie : Je suis partie en missions plusieurs fois à Singapour lors de mon premier poste de chargée de mécénats à l’INSEAD. Je me suis rapidement fait un réseau dans mon domaine. Lorsque j’ai voulu m’installer à temps plein à Singapour, j’ai eu la chance de trouver un poste en l’espace de quelques semaines. Dix ans de mécénat, un mariage et deux enfants plus tard, nous avons changé de cap pour l’Arabie Saoudite. J’avais alors la ferme intention de monter ma société, puisque travailler sur place n’était pas compatible avec le visa de travail de mon mari. J’avoue avoir eu beaucoup plus d’angoisses pour l’arrivée en Arabie Saoudite qu’à Singapour.

Anna : Avant de partir à Pékin, fin 2009, j’étais responsable marketing chez SFR, à Paris La Défense. Je ne parlais pas un mot de chinois. J’étais terrorisée à l’idée de quitter mes amis, ma famille et ma carrière, pour suivre celui qui était juste mon petit ami à l’époque. Je ne voulais surtout pas être « femme de… ». Pour me préparer psychologiquement et professionnellement, j’ai suivi mon conjoint de façon décalée. Je l’ai rejoint au bout de six mois et j’ai commencé par prendre une année sabbatique. J’en avais besoin. Onze mois après, j’ai posé ma démission. Cette fois, j’étais sans filet !

Relever le défi professionnel des conjoints d’expatriés

Émilie : des difficultés de visa à la création d’un premier business en France

À Singapour, je suis arrivée seule et j’ai tout de suite travaillé. Mais en Arabie Saoudite, j’étais le conjoint suiveur, ma situation était différente. À mon arrivée à Djeddah, j’ai découvert un autre monde. Mon visa ne me permettait pas de travailler. Je parlais anglais mais pas arabe, c’était donc compliqué de trouver un métier dans le monde du mécénat, qui nécessite de bien connaître la culture du pays.

J’avais envie d’être mon propre patron depuis plusieurs années, alors je me suis lancée. J’ai commencé par organiser des ateliers de couture et vendre des créations personnalisées. De fil en aiguille, j’ai lancé ma marque de maroquinerie made in France : Nils & Emi. J’ai enregistré ma société en France, pour contourner les interdits dus à mon visa. J’ai alors dû trouver le bon atelier en France, les bons fournisseurs, tout en étant à des milliers de kilomètres. J’ai fait quelques allers-retours, mais pas tant que ça. J’ai aussi participé au salon du made in France à Paris. Clairement, cela aurait été plus simple de faire tout cela depuis la France, mais je n’aurais pas été encouragée par les clientes de mes toutes premières créations. Elles sont d’ailleurs devenues mes ambassadrices quand j’ai professionnalisé mon activité.

Créer des produits artisanaux, soit moi-même, soit via un atelier en France, a été une expérience très enrichissante. Le fait de ne pas avoir la pression financière de devoir ramener un salaire m’a réellement donné des ailes et j’ai beaucoup appris. Je n’en étais pas à mon coup d’essai puisque j’ai créé la plus importante communauté francophone de Singapour, au tout début de mon expatriation. J’ai aussi lancé un blog dédié aux voyages en famille et j’ai même été photographe studio ! Donc oui, le conjoint d’expatrié est un peu limité dans ses mouvements, mais en étant créatif, on peut venir à bout de toutes les situations.

Expat carrière nomade - Une collaboration au bout du monde

Anna : de prof de salsa à consultante en marketing

L’arrivée à Pékin a stoppé net mon activité « classique » de marketing dans une grande boîte. Il aurait fallu que je consacre du temps à apprendre le chinois et je n’avais aucune légitimité marketing en Chine. J’en ai donc profité pour faire complètement autre chose. Puisque je suivais mon petit ami et que je n’avais donc plus de loyer à payer, je pouvais réfléchir à ce que j’aimais vraiment faire.

Passionnée de salsa depuis quelques années, j’ai suivi une formation de professeur de salsa pendant six mois à Paris et je suis partie à Pékin avec ce nouveau bagage. J’ai été prof de salsa pendant cinq ans à Pékin, puis à Shanghai, puis à Saigon. Évidemment, je n’aurais pas pu en vivre, mais cela me payait mes nombreux déjeuners. À Saigon, j’ai fait du marketing bénévole pour une association vietnamienne. C’était passionnant et nos réussites nous transportaient. J’avais trouvé un équilibre : 1/5eme prof de salsa et 4/5eme bénévole marketing.

Grâce à mon expérience à Saigon, plusieurs expats qui se lançaient m’ont sollicitée pour mes conseils en marketing. Au début je les aidais gratuitement, puis, ils m’ont poussée à me lancer. C’est ce que j’ai fait lors de notre retour en France : j’étais consultante freelance en marketing auprès des indépendants. J’avais maximum deux ou trois clients en simultané. Ce rythme me convenait très bien : j’avais deux toutes petites filles et surtout, je me doutais que nous allions repartir. Je voulais être prête à suivre, n’importe où. Puis, j’ai continué à faire du conseil en marketing en Arabie Saoudite et maintenant, depuis peu, à Singapour. Dis comme ça, ça a l’air simple, mais à chaque déménagement, j’ai dû refaire mon réseau et me trouver de nouveaux clients. Même si je donne mes conseils par Skype, celles et ceux qui me font confiance sont la plupart du temps des personnes qui me connaissent en vrai.

La rencontre en Arabie Saoudite et la création de l’agence digitale 47.7

Anna : En 2018, quand je relançais mon activité en Arabie Saoudite, j’ai découvert Mrs Fanjat et son groupe Facebook, dans lequel étaient des amies entrepreneuses rencontrées à Saigon. Je l’ai contactée et je lui ai raconté mon parcours et mes objectifs. En un coup de fil, ses mots m’ont gonflée à bloc ! Rien que d’entendre qu’à ses yeux mon offre était bien définie et que c’était évident, que j’allais bientôt rencontrer des prospects qui allaient devenir des clients, ça a tout changé pour moi. Je parlais plus naturellement de mon projet autour de moi et une semaine après, je rencontrais par hasard une première cliente, qui ensuite a fait sa pub auprès de mon client suivant…  Bref, vive les rencontres ! J’ai alors fait la connaissance d’Emilie à Djeddah, une super entrepreneuse expat qui va tout vous raconter.

Émilie : Je suis également Mrs Fanjat avec grand intérêt depuis deux ans, via le groupe Facebook. Il est vrai que le portage salarial peut être une très belle solution pour les conjoints expatriés.

De mon côté, j’ai réalisé que la partie que j’aime le plus dans les projets que je mène depuis presque vingt ans, c’est le moment de la création, la stratégie marketing, la définition du logo, les valeurs de la marque, la création du site web. Bref, tout ce que l’on doit faire en amont. Alors, plutôt que de démarrer un projet sans arrêt, j’ai décidé de me consacrer à aider les autres à démarrer leurs propres projets. Quand j’ai rencontré Anna en Arabie Saoudite, on a bossé ensemble sur ma marque de maroquinerie. La suite a été comme une évidence ! Créer ensemble une agence digitale pour aider ceux qui en ont le plus besoin, les « petits » comme on les appelle affectueusement : les indépendants, les artisans, les commerçants, les coaches, les thérapeutes, etc. Et c’est comme ça que notre agence digitale 47.7 a vu le jour, tout récemment.

Créer une agence digitale en expatriation

Créer son business en expatriation : avantages et inconvénients, bénéfices et limites

Liberté, mobilité et… décalage horaire

Émilie : Pour lancer une marque made in France quand on est à des milliers de kilomètres de la France, il faut être une peu dingue et… avoir pas mal de convictions ! Alors se retrouver désormais en freelance avec Anna, pour moi ce ne sont que des avantages. Avoir une activité 100 % digitale et donc qui peut nous suivre à n’importe quel moment et n’importe où dans le monde est un rêve. Ne pas devoir recommencer de zéro quand on déménage, mais quel serial expat n’en rêverait pas ? En plus, pour moi qui m’ennuie facilement, pouvoir m’occuper de clients dans des domaines très variés est une vraie chance. Je n’ai qu’une obsession, que nous puissions aider le plus d’entrepreneurs indépendants à réussir.

La seule difficulté est notre décalage horaire et les heures de retour de l’école des enfants. Je dois me lever à 6h du matin pour enregistrer les épisodes de notre podcast Diamant Brut. Et si nous voulons faire un point, c’est toujours très tôt le matin pour moi.

Temps pour la famille, satisfaction intellectuelle et… besoin de développement financier

Anna : Oui désolée Émilie et bravo pour ta voix de journaliste (comme disent mes copines) dès 7h du mat pour toi… Les avantages pour moi sont nombreux. En travaillant à la maison, je vois mes filles grandir. Mon activité peut se poursuivre malgré les futurs déménagements. J’ai la satisfaction de me sentir utile auprès des indépendants et des entrepreneurs en leur apportant de vraies prestations marketing qui leur sont adaptées. Contrairement au marketing de grand groupe, je vois le résultat concret de mes conseils et le sourire sur le visage de mes clients. Et en plus, j’obtiens la stimulation intellectuelle dont j’ai absolument besoin pour être épanouie.

Quant aux limites, elles sont pour l’instant financières. Nous démarrons à peine et nous avons besoin de nous faire connaître.

Nos 3 conseils pour lancer une carrière nomade

  • Soyez prêt(e)s à bosser, bosser, bosser : on ne compte pas les heures !
  • N’attendez pas que tout soit prêt et parfait pour vous lancer. Parce que le contact avec les clients, les vrais, est la meilleure inspiration pour vos offres et vos produits. Jetez-vous à l’eau !
  • Plus facile à dire qu’à faire : ne remettez pas à plus tard les actions marketing et notamment votre stratégie marketing absolument nécessaire au développement de votre business.

Émilie Lancelot et Anna Leroy, fondatrices de l’agence digitale 47.7.

Site internet : https://477.fr/

Page Facebook : https://www.facebook.com/agence47.7/

Page LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/agence477/

Ces témoignages vous inspirent ? Vous aussi, vous aimeriez lancer votre business nomade ? Ne restez pas seul(e) ! Mrs Fanjat propose des solutions sur mesure pour les conjoints d’expatriés en quête d’indépendance professionnelle.

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