Le défi professionnel des femmes expatriées

Cette année, je suis dans ma quatorzième année d’expatriation. Vous vous en doutez sûrement, l’expatriation, j’adore ça. Et puis, avouons-le, on y prend vite goût. Entre les voyages, les apprentissages culturels ainsi que l’évolution personnelle, la vie d’expatriée ont été un chamboulement très positif dans ma vie.

Néanmoins, je suis aussi devenue le « conjoint-suiveur ». Et, être un conjoint expatrié peut aussi être une source de difficultés ou de souffrance dans les cas les plus complexes. Parfois, la femme expatriée « conjoint-suiveur » est mise de côté ou oubliée. Et pourtant, elle détient un rôle essentiel pour une expatriation réussie.

Les entreprises ont en parfois pas conscience, mais un conjoint épanoui est la clé de succès d’une expatriation. Le conjoint expatrié est dans la plupart des cas, le manager référent du foyer. En effet, entre le planning des enfants, les activités extra scolaires au bout de la ville, les courses en trois langues, ainsi que la nounou, il faut s’armer de patience avant de pouvoir naviguer en toute aisance.

De plus, le besoin de réussite professionnelle des conjoints expatriées est un point à ne pas négliger. C’est d’ailleurs un réel défi. À l’expatriation, le challenge de la réussite professionnelle en couple est un enjeu de taille, mais possible. J’ai réussi à contourner tous les obstacles pour créer ma propre activité.

Je vous partage dans cet article, les 5 choses que j’aurais aimé savoir avant de partir.

L’instabilité professionnelle des conjoints expatriés

En 2007, tout juste diplômée d’école de commerce, je décroche un poste en tant que Marketing Manager à l’autre bout du monde au Vietnam. Avec mon conjoint, nous décidons de partir à l’aventure. J’accepte alors le poste sans me poser trop de questions.

À ce moment-là, j’étais le conjoint collaborateur expatrié, et mon conjoint avait le rôle du conjoint suiveur. Mais, comme vous l’avez deviné, après quelques années, les rôles se sont inversés. Je suis devenue la suiveuse.

À cette époque, je ne pensais pas qu’il serait difficile de trouver un travail en expatriation. Je ne savais pas que je serais frustrée de ne pas pouvoir avoir une continuité dans ma carrière professionnelle. J’ai dû à plusieurs reprises démissionner pour suivre mon conjoint.

L’instabilité professionnelle des conjoints est une réalité, mais il est possible de trouver chaussure à son pied. J’ai en effet réussi à travailler localement au Vietnam, au Turkménistan et à Hong Kong.

Plus de 40 % des conjoints travaillent, alors pourquoi pas vous ?

Mon conseil : Il est important de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. N’hésitez pas à revoir vos objectifs selon le pays, l’âge de vos enfants, etc. Cela vous permettra de voir les choses sous un autre angle.

L’absence de revenu pour la femme expatriée

Dans plus de 90 % des cas, c’est l’homme qui est l’expatrié, et la femme qui suit. C’est un sujet assez tabou, mais c’est bien clair pour tous les expats : les femmes qui suivent ont moins voire pas du tout de revenu.

Le foyer vit presque uniquement grâce aux revenus du conjoint expatrié.

Et en toute honnêteté, ce n’est pas toujours si facile à gérer !

Il m’est déjà arrivé de rencontrer des femmes expats qui souhaitaient travailler pour le plaisir et non pour l’argent. Elles ont ce besoin de s’occuper l’esprit et trouver une activité professionnelle. En effet, elles veulent conserver cette valeur du travail qui compte tant pour elles.

L’absence de revenu est bien plus qu’un simple défi, il peut être un frein à l’épanouissement des conjoints. La plupart travaillaient avant leur départ. Se retrouver sans emploi constitue un réel frein à une expatriation réussie.

Mon conseil : L’expatriation est une opportunité, un challenge.

Osez revoir votre projet professionnel, ils existent toujours des opportunités. Ne vous sous-estimez pas !

Être une femme expatriée dans les yeux des autres

L’image de la femme expat sirotant un cocktail au bord d’une piscine entourée de 3 petites têtes est un cliché. Mais hélas seulement ceux qui l’ont vécu le savent. Cette étiquette existe et perdure dans les esprits depuis bien trop longtemps.

La femme expatriée peut renvoyer l’image d’une femme au foyer, mais avec plus d’avantages. Cependant, cette étiquette peut faire mal, devenir « La femme de Mr X ou Y » n’est pas toujours bien vécu, ni perçu !

Combien de fois j’ai entendu « C’est pour les femmes d’expat »

Cela sous-entend que ces femmes ne travaillent pas, n’ont pas d’ambitions professionnelles.

Et je peux vous assurer que ce n’est pas toujours le cas. On peut être une femme expatriée et avoir des ambitions professionnelles, avoir le besoin de progresser et de gravir les échelons.

Mon conseil : Assumez et ne subissez plus ! On peut être une femme expatriée et s’épanouir professionnellement.

La carrière de mon conjoint est plus importante

Quand nous sommes partis en 2007, j’étais loin d’imaginer qu’un jour la carrière de mon conjoint serait plus importante que la mienne. À cette époque-là, je travaillais autant et je gagnais aussi bien ma vie, voire mieux que lui.

Comment les choses ont-elles pu changer ?

J’ai accepté de le suivre.

L’expatriation est un choix que nous avons pris ensemble. Mais je n’avais pas réalisé à quel point les choses pouvaient être compliquées. Il a fallu parfois prendre des décisions plus avantageuses pour l’un que pour l’autre.

Les opportunités professionnelles de mon conjoint nous ont permis de voyager, d’avoir plusieurs vies en une. Nous avons, avant tout, privilégié le bien-être de notre famille.

Il a fallu apprendre à se réinventer et à s’adapter.

Mon conseil : faites un choix en famille. Étudiez les différentes propositions en tenant compte du marché de l’emploi sur place.

Il faut tout refaire à chaque nouvelle expatriation

J’estime qu’il possible de mener une carrière professionnelle pour les conjoints, et je me suis toujours donné les moyens pour travailler. J’ai des exigences, et mon épanouissement passe donc aussi bien par la réussite professionnelle que personnelle.

 

Enfin ça, c’était avant 4 pays et 5 démissions !

 

Après quelques expatriations, je suis arrivée à un moment de ma vie professionnelle, où je ne savais plus vers quelle voie me diriger.

C’est ainsi que j’ai osé revoir mes exigences.

 

Devenir une femme expatriée m’a obligée à revoir mon projet professionnel, mais je n’y ai pas renoncé.

 

J’en avais ras le bol de rechercher un travail à chaque nouvelle installation. J’ai aujourd’hui ce besoin de trouver un équilibre : profiter de mon expatriation, de ma famille tout en gardant une activité professionnelle.

 

Mon conseil : Prenez le temps de faire le bilan avant de foncer tête baissée. Trouvez un équilibre de vie.

 

C’est pourquoi j’ai créé ma propre activité professionnelle.

À ce jour, je ne dépends que de moi,

J’ai créé mon propre travail, avec mes compétences et mes valeurs personnelles. Je travaille de n’importe où, cela signifie que mon mari peut choisir de changer de pays quand il veut,

J’ai numérisé mon travail pour faciliter les échanges avec mes clients,

J’ai créé un horaire adapté à ma vie de famille, pour intégrer un équilibre et une harmonie dans la famille, essentielle en période de COVID.

Quel que soit le pays qui m’accueille, je ne suis plus soumise à une quelconque différence professionnelle. Je ne subis plus l’expatriation, car je la vis à 100 % grâce à une vision professionnelle que j’ai créée de A à Z.  Grâce à ce projet, j’existe enfin à part entière en tant qu’expatriée.

Il n’était pas envisageable pour moi de stopper mes objectifs de carrière ni de m’oublier au sein de ma famille. Si vous aussi, vous ne souhaitez pas être mise de côté lors de votre expatriation en famille, parlons-en. J’ai une vision et des solutions à vous proposer grâce à mon mentoring.

Multi-expatriée depuis 2007, je connais très bien ce sentiment, ce besoin d’indépendance professionnelle des conjoints-expatriés. Contactez-moi pour une séance stratégique pour définir votre projet nomade.

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