Expat Carrière Nomade Interview – Adrienne Chauveau Zmiko

Freelance depuis 2013, Adrienne est multi-expatriée et vit actuellement à Cambridge au Royaume-Uni,  elle conseille les entreprises et les aide à créer et mettre en oeuvre une stratégie de communication online.

Dans ce portrait d’Expat Carrière Nomade, découvrez comment le freelancing est un bon moyen de concilier vie professionnel et vie personnelle.   J’espère que cet interview vous donnera la force de croire en vous et vous permettra de poser la 1ère brique à votre projet nomade.

Bonne Lecture.

Vous trouverez plus d’informations sur Adrienne et ses services en bas de page.

“Travailler d’où je veux.”

J’ai travaillé pendant deux ans à Paris dans des sociétés très intéressantes mais le contexte était difficile à vivre pour moi. Je ne supportais plus les transports en commun où je perdais dans le meilleur des cas “seulement” 2 heures de mon quotidien à courir entre un premier tramway puis deux trains pour me rendre sur mon lieu de travail. Ma vie se résumait à “métro – boulot – dodo”, j’avais une pression constante sur mes épaules afin d’arriver à des horaires “convenables” au bureau, je n’avais plus le temps non plus d’avoir une vie personnelle à cause de tous ces temps de trajets, j’avais l’impression de ne faire que courir à droite et à gauche.

Je n’avais plus de work/life balance et mon employeur n’acceptait pas que l’on fasse du télétravail, cette pression a commencé à être vraiment compliquée à gérer pour moi.
Au-delà des transports, mon rôle dans la société était trop cloisonné et je ne me sentais pas aussi utile que j’aurais pu l’être dans un autre contexte. Je suis très curieuse, que ce soit au niveau personnel que professionnel.

Je me suis donc lancée dans l’aventure du freelancing en juillet 2013 après avoir décidé de quitter Paris pour la Vendée car je voulais :
– avoir mon mot à dire sur mes missions ;
– gagner plus si je travaillais plus ;
– vivre dans un endroit qui me plait ;
– travailler d’où je veux ;
– retrouver un work / life balance.

Freelance : Social Media et Web Project Manager

Alors je suis principalement Social Media et Web Project Manager, je conseille les entreprises afin de communiquer plus efficacement en ligne.
Par extension je fais également de la rédaction, cela varie d’un client à un autre en fonction des besoins : de la rédaction optimisée pour les moteurs de recherche, des articles de blog sur des thèmes divers, des newsletters, des communiqués de presse. Voire même des traductions (et relectures) de l’anglais vers le français.

Ce que j’ai vécu en expatriation m’a également permis de développer de nouvelles compétences, et c’est grâce à des demandes particulières (lorsque je vivais en Flandre) que j’ai été amenée à suivre la formation du DAEFLE pour enseigner le français à des flamands, ou via des demandes particulières reçues grâce à mon blog que j’ai commencé à épauler et conseiller des français dans leur projet d’expatriation en Angleterre, ou des anglais qui souhaitaient s’installer en France.

Je trouve des clients principalement grâce au bouche-à-oreille.
J’ai commencé à travailler en freelance avec des agences sur des missions ponctuelles, celles-ci se sont bien déroulées, et ces agences revenaient vers moi ensuite. Ou alors me recommandaient à d’autres contacts lorsqu’ils entendaient parler de missions qui pourraient me correspondre.

Freelance et Expatriation.

J’en suis à ma troisième expatriation, une première fois dans le sud de Angleterre en tant que célibataire, puis un retour en France, un départ pour la Belgique flamande en couple, et de nouveau l’Angleterre en couple marié. En six ans j’ai vécu 3 expatriations dans deux pays, plus un retour en France entre-temps, et j’ai pu découvrir 5 statuts de freelance en tout. Je parle de tout cela sur mon blog Madame Dree.

C’est une expérience très intense et même si l’on retourne plusieurs fois dans un même pays, les conditions personnelles peuvent changer, et donc les règles aussi. Typiquement lors de ma première venue en Angleterre j’étais célibataire, lorsque je suis arrivée pour la seconde fois, j’étais mariée, et nous venions d’acheter une voiture neuve en Belgique quelques mois auparavant. Il fallait donc qu’on importe cette voiture… et c’état plutôt compliqué.

Pour moi la principale difficulté était (et est toujours) de rester en règles avec la légalité et la fiscalité du pays dans lequel on vit mais également dans le précédent, et dans notre pays d’origine aussi. C’est assez difficile d’obtenir les informations dont on a besoin, même lorsque l’on s’adresse à des professionnels le discours peut varier selon à qui on s’adresse, et certaines pratiques peuvent être douteuses aussi. Et je ne vous parle même pas des cas où l’interlocuteur croit qu’on parle de tel ou tel sujet alors que non, ou encore les problèmes de langue.

Pour moi le freelancing est ma manière de garder le contrôle sur ma carrière professionnelle, de ne jamais rester “sans rien faire” chez moi.
Même dans les périodes plus creuses, c’est l’occasion de faire des rencontres, de suivre des workshops, d’apprendre la langue du pays, mais c’est aussi l’occasion d’être à l’écoute des besoins du marché, des environs… et peut-être même s’ouvrir à de nouvelles opportunités professionnelles grâce à cela.

Il est primordial de rester à l’écoute et de se former efficacement.

Mes préoccupations concernent surtout la formation, les métiers du Web évoluent très vite, il y a toujours de nouvelles tendances, de nouvelles pratiques, de nouveaux outils. Il est primordial de rester à l’écoute et de se former efficacement.

Quant aux difficultés rencontrées, je dirais qu’avec tous les nouveaux outils pour freelances disponibles aujourd’hui on peut facilement retomber dans un système que je voulais éviter jusque là : le marché aux compétences. Lorsque je me suis lancée en freelance, j’avais beaucoup plus d’échanges réels avec des professionnels, pour découvrir si je correspondais vraiment pour telle ou telle mission (et peut-être d’autres par la suite), alors qu’aujourd’hui, j’ai parfois le sentiment qu’il y a les missions (aux descriptifs assez succincts) et les gens qui se bradent pour les obtenir. Du coup je reçois régulièrement des emails me disant “J’ai telle mission, faut faire x publications / mois sur tel ou tel réseau social, donne moi tes tarifs.”. Typiquement le genre d’email que j’efface directement.

Quels sont vos 3 conseils pour lancer une carrière nomade quand on est Expat ?

1- Oser se lancer
On ne sait jamais ce qu’il peut se passer, on a tendance à voir cela d’un point de vue négatif, mais c’est aussi très excitant.

2- Ne rien lâcher
Il faut être rigoureux, surtout lorsque l’on débute et que l’on a l’impression de ne pas avancer, de ne rien avoir en vue.

3- Créer du lien
Parler avec d’autres freelances, avec d’autres expatriés, avec des gens tout simplement. Prendre le temps de créer du lien, s’installer, se faire accepter, découvrir les environs, et vivre cette expatriation.

Retrouvez Adrienne sur http://adrienne-zmiko.fr

Son blog : www.madame-dree.com

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