Expat Carrière Nomade Interview – Valérie Sakly

Être nomade, c’est le contraire d’être sédentaire. Nous les expatriés, nous sommes l’entre-deux !

Depuis que j’ai lancé Mrs Fanjat, mon réseau virtuel grandit de jour en jour. Mon objectif à travers les portraits d’Expat Carrière Nomade est de vous faire découvrir qu’il est possible de travailler autrement, qu’il est possible de voyager tout en travaillant. Qu’il est possible d’être épanouie professionnellement même quand on est une Maman Expat. Des solutions existent.

Cette semaine, je vous emmène en Malaisie, à la rencontre d’une famille pas comme les autres. Ils ne sont pas sédentaires, ni expats, mais une famille nomade. Valérie Sakly, maman de 3 enfants a décidé de quitter son quotidien en France et casser la routine. Elle est aujourd’hui digitale nomade.

Dans cet article, je vous présente son parcours mais aussi un zoom sur son activité de Freelance en tant que rédacteur web. J’espère que cet interview vous donnera la force de croire en vous et vous permettra de poser la 1ère brique à votre projet nomade.

Bonne Lecture.

Vous trouverez plus d’informations sur Valérie en bas de page.

Tout quitter, pour casser la routine !

Bonjour, je m’appelle Valérie Sakly et depuis juillet 2017, je suis devenue digitale nomade avec mon mari et nos 3 enfants. Nous sommes en Asie depuis 5 mois et actuellement en Malaisie. Nous restons en général entre 1 et 3 mois dans chaque pays.

Nos enfants ont 4, 11 et 16 ans. Cela fait donc déjà presque 2 ans qu’ils vadrouillent avec nous ! Nos journées sont rythmées par le travail et l’instruction, dans un environnement à chaque fois changeant.

C’est d’ailleurs notre routine de sédentaires que nous voulions casser. Pour cela, nous avons vendu notre maison et tous nos biens matériels. Toute notre vie tient maintenant dans nos sacs à dos ! Mais nous ne sommes pas des aventuriers pour autant… car en général, nous logeons pendant 1 mois au même endroit. Nous louons principalement des appartements ou des maisons avec connexion internet incluse.

Notre but est donc de découvrir de nouvelles contrées, tout en continuant à travailler. Dès que nous le pouvons, nous privilégions les rencontres avec d’autres familles, françaises ou locales.

Devenir freelance pour être libre de choisir.

Avant d’être nomade, j’étais rédactrice web freelance. Mais auparavant, je travaillais dans un tout autre domaine : celui de la petite enfance. Je n’y connaissais pas grand-chose en informatique et le web se cantonnait pour moi à Facebook et des recherches sur Google.

Je me suis reconvertie suite à un souci de santé. En effet, pendant plusieurs mois, j’ai dû rester chez moi sans travailler. Comme je m’ennuyais, j’ai commencé à lire pas mal de blogs. Un jour, je suis tombée sur l’article d’une rédactrice web qui parlait de son métier. Elle expliquait qu’elle devait rédiger des articles, des newsletters, des fiches-produits… bref tout le contenu que l’on trouve sur le web. Il suffisait juste d’avoir une bonne aisance dans l’écriture et un bon niveau d’orthographe. Ce fût une véritable révélation pour moi !

J’ai toujours aimé écrire et je ne savais pas à l’époque que ce métier existait. Il faut dire que les métiers du web sont assez récents. Je me suis donc renseignée pour voir si je pouvais devenir à mon tour rédactrice web. À l’époque, je n’ai pas trouvé de formations adaptées à ma situation : soit trop chères, soit en présentiels. Je me suis donc formée en autodidacte, en lisant tout ce que j’ai pu sur internet. Le plus difficile pour moi, fût d’apprendre les techniques de référencement naturel. J’avais l’impression d’entrer dans un nouveau monde, empli de balises, de mots-clés et de chiffres. Mais je me suis accrochée car j’étais motivée !

En parallèle, j’ai débuté sur des plateformes de rédaction pour me faire la main. Mais je me suis vite rendu compte que je ne pourrais pas gagner ma vie là-dessus ! J’ai donc pris la décision de créer ma microentreprise et de prospecter directement pour trouver des clients. J’ai visé tout d’abord des sites spécialisés dans la puériculture et le tourisme. Et ça a fini par fonctionner !

Petit à petit, j’ai commencé à avoir une clientèle fidèle et j’ai pu augmenter mes revenus. Je me suis même vite retrouvée débordée par les commandes. Il faut dire que je proposais aussi d’autres services, en complément : de la correction, du community management et de la création de sites WordPress. Entre les commandes, mes apprentissages, la prospection et l’administratif (devis et factures), je ne voyais pas le temps passer…

Dans un même temps, avec mon mari, nous avons découvert que quelques familles étaient digitales nomades. L’idée a fait son cheminement et nous avons donc décidé de tout quitter en France pour partir vers l’inconnu.

D’un blog familial à une formation de rédacteur-web.

Avant notre départ en tant que famille nomade, j’avais créé un blog pour le plaisir. J’y racontais principalement nos échanges de maison. Donc par la suite, le blog a pris un autre tournant ! Aujourd’hui, j’y raconte notre quotidien et nos visites, ainsi que des conseils pour devenir nomade digital en famille.

Nous avons débuté notre périple en Europe du sud (Italie – Espagne – Portugal). Je continuais donc à travailler pour mes clients depuis tous ces endroits. Mon blog a commencé à se faire connaître et je recevais de plus en plus de messages privés de personnes qui voulaient en savoir plus sur la rédaction web. La plupart avait pour objectif de devenir nomades ou expatriés. J’ai donc décidé de créer ma propre formation, celle que j’aurais aimé trouver à mes débuts et qui m’aurait permis de démarrer mon activité plus vite. Pendant 10 mois, je me suis attelée à la tâche ! Je ne voulais pas faire de vidéos car je souhaitais que mes futurs élèves puissent revenir sur mes écrits et prendre le temps d’y réfléchir. J’ai aussi préparé des quiz ludiques après chaque leçon, pour le côté « révisions » et des exercices de rédaction personnalisés. J’ai créé le site, le blog et les tunnels de vente. Tout cela était nouveau pour moi, un véritable challenge à relever !

Enfin, le 2 juin 2018, ma formation en rédaction web a ouvert ses portes ! Aujourd’hui, 9 mois après, j’accompagne une quarantaine d’élèves vers ce changement de vie professionnelle. Nous nous retrouvons tous les jours sur un groupe Facebook secret, où la bonne ambiance règne. Les élèves qui ont terminé la formation ont pu démarrer dans de très bonnes conditions et je constate aujourd’hui que leur chiffre d’affaire est plus élevé que le mien à mes débuts. C’est exactement l’objectif que je m’étais fixé !

L’avantage du métier de rédacteur web, c’est qu’on peut le pratiquer depuis n’importe quel endroit du monde. Il suffit juste d’avoir un ordinateur portable et une connexion internet ! J’ai d’ailleurs pas mal d’élèves qui vivent à l’étranger. Un rédacteur web freelance n’est pas pénalisé par le décalage horaire car il s’agit souvent de fournir les textes par mail aux clients. Les paiements se font par virement et les cotisations d’entreprise peuvent se faire par internet. Une vraie liberté géographique !

L’organisation est la clé de réussite de toute Mom’entrepreneur.

En général, je travaille de 8h à 10h les lundis, mardis, jeudis et vendredis. Je commence par consulter mes mails et les messages des réseaux sociaux (pour moi et pour mes clients). Ensuite, je vérifie les messages de mes élèves sur la plateforme de la formation. Je corrige leurs exercices puis planifie mes posts sur les réseaux sociaux. Mais je peux aussi rédiger, monter une vidéo, préparer un atelier, faire un devis, etc. C’est ce que j’aime dans ce métier : les tâches sont variées et on ne s’ennuie pas !

Ensuite, je m’occupe de l’instruction de mes enfants jusqu’à midi. On mange tous en famille, puis après une pause je reprends mes activités jusqu’à 16-17h. Tout dépend de la quantité de travail que j’ai !

Ensuite, on sort. C’est le meilleur moment de la journée : visite d’un musée, plage, balade dans la ville, petit goûter local, rencontre avec des locaux ou des expats, bibliothèque des Alliances françaises, festival, etc. Un peu la vie d’expat, mais en restant moins longtemps dans chaque ville.

Les mercredis et dimanches, je travaille tout le matin car les enfants ont quartier libre. Je peux donc avancer dans mon travail ! Le samedi, on essaie de faire une grosse sortie à la journée.

Bien sûr, l’avantage d’être freelance et nomade c’est que rien n’est figé. Si on a envie de sortir toute une journée un mardi, on le fait ! Et si je veux travailler le samedi ou les jours fériés, pas de problème. Nous n’avons pas d’emploi du temps rigide. C’est aussi ça l’avantage d’être à son compte !

Quels sont vos 3 conseils pour lancer une carrière nomade ?

1- Prenez le temps de vous former dans un métier du digital (que ce soit la rédaction web ou bien le graphisme, le développement, le community management, etc.)
2- Attendez d’avoir des revenus réguliers avant de partir en tant que nomade
3- Faites une veille constante sur votre métier car le web évolue vite. Tenez-vous donc informé des changements et participez à des Mooc pour toujours en apprendre davantage !

Découvrez le blog de Valérie : Ma Tribu en Vadrouille.

Le portrait de Valérie  vous donne envie de vous lancer à votre tour ?

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