Commercialiser des articles de décoration pendant l’expatriation : une activité adaptée au statut de femme expat !

Business décoration à l'étranger Marie-Cécile Leroy

Marie-Cécile Leroy a un parcours intéressant et très inspirant : multi-expatriée depuis onze ans, à deux reprises elle a lancé un business décoration à l’étranger. Tout d’abord en Inde, où elle a créé sa propre activité de création et vente de linge de lit pour enfants et adolescents. Puis au Maroc, où elle offre un service de sourcing d’articles de décoration marocains. Cette maman de trois enfants a toujours voulu travailler, tout en gardant du temps pour sa famille. Au fil de ses expatriations, Marie-Cécile a fait preuve de résilience et de créativité, pour se réinventer à chaque fois. Et pour info, elle recherche des partenaires revendeurs dans le monde entier. Vous êtes une femme expatriée avec un goût pour la décoration et l’envie de devenir indépendante ? Lisez ce témoignage, ça pourrait vous intéresser !

Le désir de vivre l’aventure de l’expatriation

Depuis le début de ma vie professionnelle, j’ai toujours eu très envie de partir vivre à l’étranger, de découvrir de nouveaux horizons, d’autres modes de vie et de travail. Il s’est trouvé que c’est à mon mari que l’expatriation a été proposée. Normal, à l’époque je travaillais dans une entreprise franco-française de presse quotidienne régionale.

Apprendre trois jours après la naissance de notre troisième enfant que l’on nous proposait de partir en Inde fut en soi déjà une expérience ! Le début d’une aventure en tout cas. Aujourd’hui, cela fait bientôt onze ans que nous sommes expatriés en famille. Nous avons donc commencé par l’Inde, puis le Sri Lanka et maintenant le Maroc où nous sommes arrivés juste avant la crise sanitaire.

Trouver sa voie quand on est conjoint expatrié

Un besoin d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle

La question du travail, de l’activité professionnelle, a toujours été un sujet pour moi. Maman de trois enfants, il est primordial pour moi d’être disponible pour ma famille, notamment dans les périodes de transition (départ/arrivée dans un pays). Mais il est tout aussi important de pouvoir m’investir dans une activité professionnelle. Ces deux besoins sont comme ma jambe gauche et ma jambe droite, tous deux constitutifs de mon équilibre.

Le grand défi professionnel des conjoints suiveurs

La question qui se pose est : pourquoi partir en expatriation, suivre mon conjoint, en sachant qu’il me sera interdit de travailler dans notre pays d’accueil ? Eh oui, lorsque dès le départ il est établi que votre visa ne vous permettra pas de travailler, les horizons et les ambitions sont relatifs…

Partir vivre avec sa famille à l’autre bout du monde, c’est rebattre les cartes de sa vie, c’est se mettre en danger. Mais c’est aussi l’opportunité de réfléchir à ce que l’on a vraiment envie de faire. Pour moi, ça a été l’occasion de me demander ce que j’aimais, ce qui m’intéressait, quelles étaient mes appétences réelles.

Je vois l’expatriation comme une chance de :

  • sortir du cadre ;
  • avoir du temps pour réfléchir à ce que l’on aime vraiment ;
  • découvrir de nouvelles options ;
  • saisir des opportunités locales.

Se lancer dans une nouvelle activité dont on ne connait absolument rien : la commercialisation de linge de lit

À l’origine de l’idée

J’ai un grand attrait pour la décoration, les objets, le linge, etc. Et ce que je sais faire, c’est vendre, proposer, créer des offres. Je suis partie de là en regardant autour de moi, en observant ce que l’Inde offrait. Il m’a semblé intéressant d’explorer la piste de la création textile.

Mon choix s’est porté sur une ligne de linge de lit pour enfants et adolescents. J’aime beaucoup les matières, le mix des couleurs. C’est tout naturellement que je me suis tournée vers cette catégorie de produits, qui à l’époque prenait de plus en plus d’importance dans les pages des magazines de déco.

Le linge de lit évitait l’écueil des tailles, contrairement aux vêtements. Ces articles me permettaient d’appréhender la déco de la maison, sans avoir à gérer des produits trop encombrants. Aussi, l’Inde est un pays à la fois de matière première et de façon, avec de véritables savoirs-faire.

Pourquoi du linge pour les enfants et adolescents ? Ça m’est apparu comme une évidence, parce que j’avais des enfants à la maison pour lesquels je cherchais désespérément du beau linge. L’idée était de proposer quelque chose qui puisse leur plaire à eux, avec des références de leurs âges notamment dans les motifs, mais aussi à moi ! Eh oui, impossible de rentrer plusieurs fois par jour dans une chambre avec une housse de couette qui me « brûlait les yeux » ! Simplement, l’offre du marché ne me convenait pas, je ne m’y retrouvais pas.

Le lancement de mon activité décoration en Inde

Il a alors fallu que je comprenne le secteur, que je crée des produits, que je source des fabricants, que je planifie la logistique (mon marché cible étant la France) et que je commercialise.

J’ai commencé par imaginer très concrètement le produit. Par exemple, pour une housse de couette : quelle matière, quelle forme pour la fermeture, les motifs en broderie ou en sérigraphie, le confort, etc. Toutes ces questions qui font que petit à petit, le produit prend forme. Un arbitrage entre ce que j’imaginais, mes goûts, et ce qu’il était possible de faire pour respecter les coûts et la qualité à long terme.

Le déploiement de mon business

J’ai vendu mes articles grâce à différents canaux. Tout d’abord en Inde auprès de la communauté des expatriés, via des ventes privées à domicile et lors de regroupements de créateurs en pop-up. J’ai également commercialisé mes produits en France, sur des sites « Marketplace », dans quelques boutiques et via mon propre site internet que j’ai fait faire en Inde.

Toutes ces étapes ont été l’occasion de découvrir l’univers de la façon, le travail en solo et toutes sortes de nouvelles problématiques. Je me suis mise dans la peau d’une entrepreneure, je me suis posé les questions essentielles au lancement d’une activité, tout en explorant mes compétences et savoirs-faire jusqu’alors inconnus. C’est une expérience extrêmement enrichissante et surtout reposant sur mes goûts, mes envies et ma créativité.

Les déménagements internationaux à répétition : la contrainte de l’expatriation

Et que fait-on lorsqu’une nouvelle expatriation arrive ? Mon conjoint s’est vu proposer un nouveau poste dans un autre pays. En quittant l’Inde, la question s’est posée de continuer mon activité ou pas. Malheureusement, pour des questions pratiques et familiales, ça n’a pas été possible. En revanche, tout a été mis en « sommeil », c’est-à-dire que mon site internet peut être réactivé si et quand je le souhaite.

Lors d’une arrivée dans un nouveau pays, on repart d’une feuille blanche… ou presque ! Parce que finalement, nous sommes déjà riches de ce que nous avons accompli, de nos expériences passées. En arrivant au Maroc en janvier 2020, je me connaissais mieux, je savais ce que je voulais, ce que je ne voulais pas, ce que j’aimais et surtout ce que j’aimerais ! J’ai appliqué la même méthode qu’en Inde pour créer une nouvelle activité entrepreneuriale dans la décoration.

Maroc : un nouveau business décoration à l’étranger

Aujourd’hui, je développe une activité de sourcing en décoration d’artisanat marocain. Le sourcing, c’est rechercher, sélectionner puis proposer des produits d’artisanat qui peuvent intéresser des revendeurs, comme des magasins indépendants ou des chaînes de magasins de décoration.

Le sourcing d’artisanat marocain

Il n’est pas facile pour les acteurs de la décoration d’acheter ou de faire fabriquer au Maroc. Cela nécessite beaucoup de temps et de présence. Et cela implique de bien connaître les artisans, d’avoir avec eux une vraie relation de confiance. C’est donc ce que je propose : être leur relais sur place, tout en ayant fait une pré-sélection d’articles qui pourraient plaire à leur clientèle.

Ma valeur ajoutée est d’être sur place, au Maroc. Je vais voir les artisans physiquement, parfois je leur fait faire des prototypes sur des demandes spéciales de clients. Et surtout, je suis en mesure de contrôler la qualité au jour le jour, un véritable enjeu ! Je maîtrise tout, de la production jusqu’à l’envoi de la marchandise chez mes clients partenaires.

Je m’appuie sur l’expérience que j’ai acquise en Inde :

  • créer une offre produit ;
  • travailler le process client ;
  • mettre en place une logistique fiable et efficace ;
  • imaginer des canaux de vente.

Une activité entrepreneuriale qui allie créativité et collaboration

Je démarche des acteurs déco qui aiment le style bohème, naturel et raffiné. Je m’adresse aux boutiques, aux chaînes de magasins de décoration, aux organisateurs d’événements, aux décorateurs d’intérieur, etc.

D’abord je leur propose mon book produits, c’est-à-dire une sélection de produits des différents artisans avec lesquels je travaille. Ensuite, ils choisissent ce qui correspond à leur identité, ce qu’ils aiment et voudraient proposer à leurs clients. À ce stade, j’interviens en tant que conseil : ce qui fonctionne bien, ce qui plaît à tel et tel type de clients, les thématiques couleurs, etc. Bref, nous collaborons dans la sélection des produits.

Il arrive qu’une boutique me dise, par exemple, qu’elle souhaite une gamme de vaisselle en céramique. Dans ce cas, je cherche pour elle et lui propose différentes choses pouvant lui correspondre. Cela devient une véritable collaboration, nous élaborons ensemble son assortiment produit. Au fil des différentes commandes et du temps, je sais ce que mes clients aiment et ce dont ils ont besoin.

Concrètement, mes clients sélectionnent les articles qui leur plaisent et qu’ils veulent référencer dans leurs magasins. Ils me passent commande et je m’occupe de tout jusqu’à la livraison.

Le développement de mon business déco : des partenariats dans le monde entier

Mon projet est d’écrire une nouvelle page de mon activité « d’indépendante de la déco ». J’aimerais conclure des partenariats avec des revendeurs à travers le monde. Actuellement, mes clients sont en France, mais je suis persuadée qu’il y a un marché pour ce type de produits partout dans le monde. D’ailleurs, je constate que l’artisanat marocain est déjà présent dans pas mal de pays. Il offre deux grands avantages : tendance et peu cher.

Une activité indépendante clés en main pour les conjoints expatriés

Je suis intimement convaincue que mon offre de partenariat est parfaitement adaptée aux femmes expatriées qui cherchent une activité souple. Des expats qui auraient envie de développer leur côté créatif et de se faire plaisir en gravitant autour de la décoration. Des personnes qui aimeraient mettre en avant des savoirs-faire, en l’occurrence l’artisanat marocain, tout en collant à la tendance déco du moment.

Ouvrir une boutique n’est pas chose aisée dans de nombreux pays et cela ne correspond pas forcément à une volonté. Mais il existe une multitude de canaux de commercialisation des produits de décoration. Ils peuvent être vendus en pop-up événementiel, dans des magasins éphémères ou non, en ventes privées à domicile ou ailleurs, ou via toutes autres formes de vente à imaginer.

Mon idée est de proposer à des revendeurs aux quatre coins du monde des articles de décoration à prix très raisonnables et tendances. J’aimerais créer des partenariats qui allient souplesse et opportunités. J’ai dans l’esprit de m’adapter à mes partenaires revendeurs, tant en termes de quantités minimums d’articles que de types de produit qu’ils voudront proposer dans leurs pays d’accueil.

Mon objectif est de permettre à d’autres femmes expatriées de devenir fournisseur déco, en circuit court et ultra souple. Je souhaite proposer un large choix de décoration, allant du petit meuble au linge de maison, en passant par la vaisselle et les miroirs.

Mon activité me permet de faire à la fois ce que j’aime et ce que je sais faire. Aujourd’hui, je souhaite partager cette expérience avec d’autres, en créant un large réseau de partenaires parmi les femmes expats. Je me vois comme un passeur entre mon pays d’accueil et ses savoirs-faire, et des passionnées de déco, des expats qui cherchent une activité indépendante à la fois souple, enrichissante et tournée vers les autres.

Si l’offre de Marie-Cécile vous intéresse, n’hésitez pas à la contacter directement sur son profil LinkedIn.

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