Le stress de la mobilité des expatriés.

Cela fait bientôt plus de 6 mois, que nous sommes en mobilité. Nous sommes beaucoup d’expatriés a connaître cette période d’incertitude, de stress.

Après avoir passé 3 ans dans notre pays d’accueil, nous voici de nouveaux à faire le tri dans nos affaires et préparer nos cartons.
Mais où ? « That’s the question ! ». Nous sommes beaucoup de multi-expatriés à connaitre la chanson !

Théoriquement, dans deux mois nous quittons le Qatar pour une nouvelle destination. Mais voilà, nous n’avons pas de pistes concrètes. Nous attendons et nous sommes totalement dans l’incertitude, sur les starting blocks.

Cette phase d’incertitude représente pour tous les membres de la famille un moment de stress et de remise en question. Comment gérer cette période de stress ? Entre les cartons et votre activité d’indépendant, comment prendre du recul ?

Pourtant, vous avez l’habitude !

Il est vrai que :
– Nous avons l’habitude, ce n’est pas notre première fois.  Mais même après 4 pays et 8 déménagements, ce n’est jamais une période facile à gérer. Chaque pays est différent et chaque départ est unique.
– J’ai développé ma propre activité, mon business nomade. J’ai créé ma propre activité pour pouvoir l’emporter partout avec moi. En théorie, je n’ai donc pas tout à refaire.  Mais je me demande quand même comment vais-je gérer mon activité entre les déménagements et notre installation dans le nouveau pays.
– Nos enfants sont encore jeunes et c’est soi-disant plus simple qu’avec des adolescents ! Cette fois-ci, ils sont suffisamment grand pour comprendre l’impact de cette période de transition.
Ma stratégie jusque-là était de calmer les inquiétudes de mon conjoint et de prendre du recul sur ce départ. Mon discours était rodé : « Garde en tête qu’en septembre, tout sera rentré dans l’ordre ! »
J’ai bien évidemment commencé à anticiper, planifier, organiser les tâches à faire pour mon activité, le tout saupoudré de la check-list de déménagement.

Il est plus facile de dire que de faire.

Mais la vérité est que même si on applique à la lettre tous les conseils des psychologues, amis, parents, experts en mobilité… Cette période de doutes nous épuise ! J’en ai encore fait les frais la semaine dernière en me bloquant le cou et le dos !

Il y a des jours avec et des jours sans.

Les jours avec :
On prend du recul sur le départ, on profite à fond pour faire les dernières choses dans notre pays d’accueil. On fait le tour que tout ce qu’on aime ici et ce qu’on ne regrettera pas. On se dit qu’on est chanceux d’être expatrié et d’avoir plusieurs vies en une; qu’on a rencontré des gens formidables ! On a une liste des petites choses qu’on aimerait ramener. Et on se dit qu’on adore notre vie de multi-expatrié.

Les jours sans :
Comme bon français, on râle, on peste, on trouve des « coupables » (les entreprises des conjoints doivent avoir les oreilles qui sifflent !). On reste prudent à l’annonce d’une soi-disant possibilité d’affectation. « Si ce n’est pas signé, je n’y crois pas ! Tout peut encore arriver ». On se protège tant bien que mal. On s’inquiète aussi pour nos proches, nos parents… En fait, toutes les personnes qui gravitent autour de notre cocon familial sont eux aussi dans l’incertitude. « Prendre une location de vacance pendant l’été ? Euh ça va être difficile à planifier… ”

Il n’y a pas, je pense de méthode parfaite pour appréhender sereinement cette période d’incertitude. Chacun fait comme il peut selon le pays de départ et notre degré d’attachement à cette expatriation.

Pour mieux gérer l’incertitude, planifiez mais aussi sachez profiter !

Je vous partage cependant quelques astuces que je mets en pratique en ce moment même :

  • J’ai fait une liste des choses que je souhaite faire avant de partir : sorties, restaurants, shopping…
  • Je suis à l’écoute de mon conjoint et j’essaye de l’aider à prendre du recul. Nous définissons ensemble ce qui est le plus important pour notre famille.
  • Je garde en tête qu’en septembre tout sera rentré dans l’ordre.
  • Je planifie nos vacances quoi qu’il arrive, on s’adaptera si besoin !
  • Je communique avec les enfants et les implique dans notre départ : tri, rangement… Nous rêvons ensemble de notre prochaine destination. Mon fils rêve de partir au Canada ou en Égypte et ma fille, elle rêve des plages des Philippines. Telle mère, telle fille !
  • Je prépare ma check-list de départ et ma check-list d’arrivé.
  • Concernant mon activité, je fais un planning des tâches à faire. Je découpe l’année et je garde en tête, mon objectif pour fin décembre. Je priorise à fond. Ma priorité sont mes clientes actuelles, le reste (communication, marketing, prospection…) passe au second plan.
  • Je prends des conseils, des astuces auprès des groupes Facebook pour avoir un retour concret. Vous verrez nous sommes beaucoup dans cette situation.
  • Je profite au maximum de l’instant présent et je planifie notre Farewell.
  • En somme, organisez-vous et soyez patient !

Je vous partage la check-list du site diplomatie.gouv, à adapter à votre situation : Check-list à télécharger
Je vous recommande aussi de vous balader dans des groupes Facebook d’entraide et de partage comme Expats Parents et Expat Carrière Nomade

Et n’oubliez pas : Who’s the boss ? You are.

Retrouvez mes astuces pour appréhender sereinement votre business nomade quand on déménage dans un prochain article. Stay tuned !

Inspirée par ma propre histoire, Mrs Fanjat Ltd. aide les conjoints expatriés à créer leur carrière nomade. Devenir consultant/freelance nomade c’est la solution que je vous propose pour vous accomplir professionnellement pendant votre expatriation.

 

Soyez acteur de votre expatriation.