Oser se lancer en freelance : 3 astuces pour conjoints expatriés

Cela fait maintenant quelque temps que vous y pensez. Vous avez une idée de business, ou alors une envie de travailler dans un domaine particulier. C’est un peu comme une petite lueur, une étincelle, un « peut-être ».  Mais… vous gardez ce projet pour vous. Vous avez peur de franchir le cap, vous ne savez pas comment vous y prendre. Comment oser se lancer ? Je connais bien ce sentiment, pas facile de se jeter à l’eau lorsqu’on n’a aucune expérience de l’entrepreneuriat. Surtout quand on est expatrié à l’autre bout du monde et qu’on n’a pas travaillé depuis plusieurs mois ou années. Je suis passée par là et j’ai trouvé le courage de créer mon activité nomade. Il faut surmonter les obstacles, reprendre confiance en soi et avoir le bon état d’esprit. Pour vous aider dans cette voie, je vous propose trois astuces pour oser se lancer en freelance quand on est conjoint expatrié.

L’appréhension de se lancer dans l’entrepreneuriat

On a toujours de bonnes raisons pour repousser à plus tard le lancement d’un projet professionnel. Combien de fois ai-je entendu « Je n’ai pas le temps », « Ce n’est pas le bon moment », « Je ne sais pas par où commencer » ? Le manque de temps et la nécessité de s’occuper des enfants sont des excuses parfaitement légitimes. Il est vrai qu’en expatriation, les journées sont très vite remplies :

  • faire ses courses dans X magasins différents ;
  • passer des heures sur des formalités administratives à cause de la langue locale ;
  • avoir des journées très courtes lorsque l’école des enfants se termine à 15h, voire même à 13h ;
  • etc.

Mais mon expérience de mentor m’a prouvé qu’en réalité, c’est souvent la peur qui paralyse et empêche d’avancer. Les obstacles sont bien plus profonds et parfois… inavoués !

Les raisons de l’appréhension

Vous êtes conjoint expatrié et vous vous trouvez dans une situation particulière. Vous avez fait des études et entamé une carrière professionnelle prometteuse. Mais vous y avez renoncé pour suivre votre conjoint à l’étranger. Cela fait plusieurs mois ou années que vous ne travaillez plus. Au début, cette parenthèse vous a séduit : vous avez profité de votre expatriation, de vos enfants. Vous avez apprécié d’avoir plus de temps pour vous, sans pression financière.

Mais cette parenthèse a priori enchantée ne l’est pas tant que ça. Au fil du temps, elle a un impact psychologique. Ne plus ramener d’argent au foyer vous conduit inconsciemment à vous dévaloriser. L’absence d’activité cérébrale vous pèse. Vous avez l’impression de régresser, de perdre vos capacités intellectuelles. Mais vous vous installez dans une routine agréable et confortable, qu’il est difficile de quitter. Et le temps passe vite ! Les mois, les saisons, les années se succèdent et votre projet professionnel est toujours enterré.

Lorsque je suis arrivée au Qatar et que j’étais épuisée de chercher de nouveau un emploi salarié, j’ai été inactive pendant plusieurs mois. J’ai senti que l’aisance matérielle et mon quotidien cosy avaient tendance à endormir ma volonté. C’était comme si ma combativité était anesthésiée, je m’enfermais dans ma routine, mais je ressentais un vide. Au fond de moi, je savais que créer ma propre activité serait l’idéal pour avoir une continuité professionnelle et ne plus devoir démissionner. Mais j’avais fait grandir en moi des petits lutins saboteurs qui m’empêchaient d’avancer sereinement. J’ai commencé à douter de mes compétences, de ma capacité à réussir. Mais j’ai réagi ! 

Ce sentiment de doute, je le retrouve chez toutes les femmes que j’accompagne. Elles s’enferment dans une routine, dans un confort et ne savent plus ce qu’elles valent.

Les conséquences : des peurs qui paralysent

Le risque en tombant de ce schéma, c’est qu’ensuite on a du mal à sortir de sa zone de confort. On perd confiance en soi, on ne voit que des freins à un éventuel projet professionnel, on n’ose plus rêver.

On finit par se dire : « Ça fait trop longtemps que je n’ai pas travaillé, je n’ai plus les compétences, ni les capacités ». « Si je lançais un business, pourquoi des clients feraient appel à moi ? Il y a tellement de concurrents plus talentueux ». Vous l’avez reconnu ? C’est le syndrome de l’imposteur. Il est tellement présent dans la tête des conjoints expatriés !

À cela s’ajoute un soupçon de culpabilité, quelques touches de peur de l’inconnu et, bien entendu, la crainte de l’échec.

Résultat : vous doutez et vous n’osez pas vous lancer. Tout cela vous conduit inconsciemment à saboter votre projet professionnel. Je vous le dis tout de suite : ce n’est pas une fatalité ! Vous pouvez dépasser ces croyances, redevenir combatif et retrouver un esprit aiguisé et audacieux. Entreprendre une activité indépendante est un projet d’envergure qu’il faut appréhender pas à pas, étape par étape. J’ai réussi à le faire, alors pourquoi pas vous ? Pour amorcer votre mue vers l’indépendance professionnelle, essayez mes trois astuces :

Oser se lancer en freelance : 3 astuces pour passer à l’action

1/ Avoir le bon état d’esprit : positiver avec des exercices de gratitude

Si vous êtes focalisé sur les freins et les obstacles, vous ne pourrez pas concrétiser votre projet. La première chose à faire est donc d’adopter le bon état d’esprit.

Pour cela je vous suggère de mettre en place une routine de gratitude. L’idée est de prendre conscience de toutes les choses positives de votre vie : victoires présentes et passées, bons moments et petits gestes qui réchauffent le cœur. Cela peut-être un câlin de vos enfants au réveil le matin, la lecture d’anciennes lettres de recommandations de vos employeurs passés ou d’e-mails de félicitations, un appel de votre meilleur ami, un délicieux repas en bonne compagnie, un compliment qui vous a été fait, un beau coucher de soleil, etc.

J’aime particulièrement le bocal de gratitude et sa symbolique. Munissez-vous d’un bocal ou d’une boîte. Mettez un bloc note et un stylo à côté. Au fil du temps, notez vos gratitudes sur des bouts de papier et placez-les dans le bocal. Petit bonus : vous pouvez alterner vos petits papiers avec de l’argent. Quelques pièces, quelques billets par ci par là. Nourrissez votre bocal quand vous êtes fier de votre journée et faites-vous plaisir. C’est ainsi que j’ai pu financer une partie de notre premier voyage à Oman. Vous verrez qu’il se remplit vite et que vous avez de nombreuses raisons d’être positif !

Si vous n’êtes pas trop papier, ou que le bocal ne vous convient pas, vous pouvez aussi pratiquer l’exercice des trois bonnes choses par jour. Chaque soir en vous couchant, pensez à trois choses agréables qui vous sont arrivées pendant la journée. Quel plaisir de s’endormir sur des pensées positives !

J’utilise aussi l’application Gratitude, sur laquelle vous pouvez y intégrer des photos et des textes. En cultivant votre journal de gratitude, vous vous inspirez quotidiennement d’affirmations positives.

Oser lancer un business nomade confiance en soi

Avec ces exercices de gratitude, votre état d’esprit va changer. Notre cerveau a besoin d’être nourri de pensées positives, c’est un peu de la chimie. Remplacer les « je ne peux pas » par des « je sais que je peux ». Vous ne verrez plus le verre à moitié vide, mais à moitié plein. Les côtés positifs de votre vie vont nourrir votre confiance en vous. Peu à peu, vous allez vous apprécier et mieux vous reconnaître : votre personnalité, vos joies, ce qui compte pour vous. Vous serez alors dans de bonnes dispositions pour vous attaquer à ma deuxième astuce :

2/ Faire la liste de ses atouts et compétences

Vous avez des compétences, des qualités, des atouts. Mais encore faut-il les identifier. Pour cela, rien de mieux que de les coucher sur le papier : faites une liste.

La première chose qui vient à l’esprit, ce sont vos études supérieures et vos expériences professionnelles. Bien entendu, elles sont importantes et il faut les noter. Peu importe que cela date de 5, 10 ou 20 ans ! Votre parcours a façonné votre personnalité et vous a donné des aptitudes et réflexes intellectuels. Même si vous êtes un peu rouillé, ces compétences ne demandent qu’à être réveillées.

Ça, c’est le CV classique. Mais vous avez également d’autres qualités : vous êtes expatrié et c’est une force extraordinaire ! Je vous en parle plus en détail dans mon article sur les multiples qualités entrepreneuriales du conjoint d’expat. Vous avez peut-être aussi des expériences de bénévolat qu’il faut valoriser.

Dans votre vie professionnelle ou personnelle, vous avez forcément surmonté des obstacles. Faites la liste de vos victoires ! Analysez votre personnalité : vous avez des traits de caractère dont vous pouvez être fier. Notez-les !

Toutes ces lignes qui vont se succéder dans votre liste vont vous démontrer que vous avez les compétences pour y arriver ! Tous ces atouts contrebalancent largement les freins et les obstacles sur lesquels vous butez. 

J’ai créé pour vous une check-list objectif carrière nomade. Cet outil va vous permettre de faire un état des lieux de vos compétences, de vos expériences, mais aussi de vos objectifs et vos besoins. Profitez-en ! Vous pouvez la télécharger et l’imprimer gratuitement !

Il est temps maintenant de commencer à délimiter les contours de votre projet, grâce à ma troisième astuce :

3/ Visualiser son projet grâce au tableau de vision

Oser lancer une activité nomade visualiser

Le tableau de vision a pour but de visualiser vos objectifs de manière positive. L’idée est de créer une image mentale pour rendre vos rêves plus concrets. Le tableau se réalise en deux étapes :

Se poser les bonnes questions

Prenez un papier et un stylo (ou votre ordinateur) et notez toutes les réponses qui vous viennent à l’esprit en répondant à la question suivante : comment est-ce que je vois ma vie professionnelle dans un an, deux ans, trois ans ? (Choisissez une échéance). Listez vos réponses sans réfléchir, même si vos idées partent dans tous les sens.

Puis, une fois cette étape accomplie, en partant de cette première vision de votre vie professionnelle, posez-vous les questions suivantes :

  1. Quelle activité est-ce que vous faites ? Quel métier ?
  2. Qu’est-ce que vous aimez dans cette activité ? Qu’est-ce qui vous anime ?
  3. Dans quelles conditions est-ce que vous travaillez ? Salarié en entreprise où à votre compte ? Seul ou en équipe ? Chez vous, dans un bureau, dans un espace de coworking ? Dans votre pays d’origine ou à l’étranger ?
  4. Combien est-ce que vous gagnez ?
  5. À quoi ressemble votre vie personnelle ? Votre vie familiale ?

Matérialiser ses objectifs

Feuilletez des magazines ou partez à la chasse aux images sur internet, sur des sites tels que Pixabay ou Unsplash. Sélectionnez une ou deux images par réponse aux cinq questions listées à l’étape précédente. Découpez-les et mettez-les de côté. Vous pouvez aussi ajouter d’autres images qui vous inspirent, une photo de vous ou de votre famille, des dessins, des citations, des phrases qui vous ont marqué, etc.

Collez les images sur un support (panneau de bois, carton, papier) et écrivez les textes. Vous avez aussi la possibilité de faire votre tableau en version digitale et le mettre en fond d’écran, par exemple. Connaissez-vous le logiciel en ligne Canva ? Vous verrez il est très facile à prendre en main. Le tableau doit vous plaire, être agréable à regarder. Vous devez vous retrouver, vous reconnaître dedans. Placez-le dans un endroit stratégique, pour que vous puissiez le regarder régulièrement. Lorsque l’on visualise ce que l’on veut, on commence déjà à se mettre en condition pour l’obtenir !

Mrs Fanjat : des ressources pour vous aider à lancer votre carrière nomade

Si vous suivez ces trois astuces, vous aurez accompli une première grande étape dans le cheminement et la vision de votre projet. Car il ne suffit pas d’avoir l’idée, il faut oser passer à l’action ! En parcourant mon blog, vous y trouverez d’autres conseils pour bien démarrer votre activité d’indépendant. Je vous invite également à télécharger gratuitement ma check-list et mon guide pour lancer votre projet nomade.

Si vous voyez que vous bloquez, que vous n’avancez pas comme vous le souhaitez, n’hésitez pas à me contacter. Nous pourrons échanger sur vos besoins et votre projet. Mentor en carrière nomade, j’ai à cœur d’accompagner les conjoints expatriés vers l’indépendance professionnelle. Je vous guide avec un programme 100 % personnalisé, pour vous permettre de concrétiser votre projet nomade.

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