L’essor du télétravail depuis la covid-19 : une bonne nouvelle pour les expats entrepreneurs !

Télétravail post covid-19 une chance pour les expatriés

Depuis fin 2019, la pandémie de covid-19 a entraîné des bouleversements dans nos vies quotidiennes, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Du jour au lendemain, des millions de personnes ont dû travailler à domicile. Le télétravail s’est imposé comme la solution pour maintenir l’activité des entreprises. Et finalement, employeurs et salariés ont découvert qu’on pouvait parfaitement travailler de chez soi. Pour moi, ce n’est pas un scoop ! Cela fait bientôt quatre ans que je le répète. J’ai décidé d’arrêter le salariat justement pour travailler à mon compte, en home office. Le coronavirus a causé (et cause encore !) des dommages majeurs sur les plans sanitaire, économique, scolaire et psychologique. Mais il a au moins un effet positif : alors que ce mode de travail à distance était peu pratiqué, voire décrié, les mentalités ont changé. Et ça, c’est une excellente nouvelle pour les conjoints expatriés, freelances, auto-entrepreneurs et travailleurs indépendants des quatre coins de monde ! L’essor du télétravail à l’ère post covid-19 est une chance pour les expats. Et vous, qu’en pensez-vous ? Je vous explique tout dans cet article.

L’essor du télétravail post covid-19 : des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Un rapport du Sénat du 22 octobre 2021 dresse un bilan du recours au télétravail en France et dans l’Union Européenne, avant et pendant la pandémie. Les chiffres révèlent une augmentation significative du travail à distance. Au niveau international, c’est l’OCDE qui a compilé les données de plusieurs pays, pour parvenir à une conclusion similaire.

Le télétravail avant la crise sanitaire

En 2017, seulement 7 % de la population française avait recours au télétravail de façon régulière ou occasionnelle. Au niveau de l’Union Européenne, en 2018, la proportion était d’environ 15 %.

À noter qu’à cette époque, 75 % des télétravailleurs étaient des personnes qui exerçaient leur activité à leur compte. Ce n’est pas surprenant, depuis longtemps le travail à domicile est l’un des avantages pour les freelances, entrepreneurs et micro-entreprises.

Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’une faible proportion des personnes salariées travaillaient depuis chez elles. Pourtant les outils informatiques et technologiques existaient déjà.

Le télétravail depuis la crise sanitaire

Au printemps 2020, la France a imposé des mesures de confinement strictes. 25 % des salariés et 50 % des personnes actives étaient alors en télétravail. Mais ce qui est intéressant, c’est que ces chiffres se sont maintenus en 2021, alors pourtant que les restrictions et confinements avaient été levés. Pourquoi un tel succès ?

Au niveau de l’OCDE, les chiffres sont similaires : le nombre de télétravailleurs a doublé depuis le début de la pandémie !

Le télétravail est toujours d’actualité, en particulier dans certains secteurs comme l’information, la communication, la finance, les assurances, l’immobilier et les services aux entreprises.

Un changement de mentalités sur le travail à distance

Les idées reçues sur le télétravail

Avant 2020, le télétravail était accordé avec parcimonie aux salariés et ne se justifiait que par des situations particulières. Seules les mamans de jeunes enfants ou les personnes qui devaient effectuer de longs trajets pour se rendre à leur bureau étaient autorisées à travailler quelques jours (ou heures) depuis leur domicile.

Beaucoup de personnes pensaient qu’on ne pouvait pas travailler efficacement depuis la maison. Il n’était pas admis que l’on puisse mélanger, dans un même lieu, sa vie professionnelle et sa vie personnelle. L’idée reçue la plus répandue était que forcément, à la maison, on ne travaille pas, on glande !

J’exerce mon activité chez moi depuis plusieurs années et je ne compte plus les fois où l’on m’a fait des réflexions très négatives : « Tu travailles de chez toi ? C’est bien, tu t’occupes…» « Travailler de la maison ? Impossible pour moi, j’ai besoin de contact, de voir du monde. On ne travaille pas vraiment chez soi…», etc. Que c’est agaçant !

Certes, travailler à domicile n’est pas une solution parfaite pour tout le monde. Lors du premier confinement en mars 2020, nous avions été rapatriés en France. Pour la première fois de sa vie, mon conjoint a dû faire du télétravail. Pour lui, c’était inconcevable, aucun intérêt, il n’arrivait pas à se motiver. Évidemment, la grande différence est que j’ai choisi de travailler de chez moi pour les avantages, et donc j’ai appris à m’organiser. Alors que pour lui, c’était imposé et donc difficile au début. Aujourd’hui, il a bien vu qu’il était possible de travailler efficacement de la maison, que cela ne changeait pas grand-chose en fin de compte. Il a même reconnu qu’il pouvait être plus productif sur certaines tâches, car personne ne pouvait le déranger !

Le home office nécessite une bonne organisation et un minimum de rigueur. Il faut aussi être capable de faire la séparation entre vie personnelle et vie professionnelle. Mais une fois qu’on a pris l’habitude, on y arrive très bien ! Personnellement, j’adore ce mode de travail !

L’heure de gloire du home office

Finalement, avec la pandémie de covid-19, les gens ont réalisé que c’était possible. Oui, on peut très bien travailler à la maison, être efficace et même plus productif.

Avant, seuls les inconvénients du télétravail étaient mis en lumière, comme l’absence d’interactions avec les collègues et supérieurs, les contraintes pour être bien installé et travailler dans de bonnes conditions, etc. C’est vrai que tout n’est pas parfait, il faut le reconnaître.

Mais désormais, les avantages sont aussi mis en avant :

  • le travail est remis à sa juste place ;
  • fini le temps perdu en trajets ;
  • davantage de flexibilité dans les horaires ;
  • plus de temps à consacrer à sa famille et à soi-même ;
  • plus besoin de bien s’habiller 😉 ;
  • etc.

Pendant les confinements, les ventes de bureaux, fauteuils et équipements de travail ont explosé chez Ikea ! Ils étaient en rupture de stock… Il est certain que s’équiper correctement est essentiel. Et finalement, ce n’est pas si sorcier.

Selon l’étude de l’OCDE citée plus haut, au Canada, plus de 90 % des « nouveaux télétravailleurs », c’est-à-dire ceux qui n’y avaient jamais recours avant, considèrent qu’ils sont au moins aussi productifs qu’ils ne l’étaient sur leur lieu de travail.

L’Australian Bureau of Statistics a demandé aux personnes interrogées si elles souhaitaient poursuivre le télétravail dans le futur. En juillet 2020, elles étaient 25 % à répondre par l’affirmative et en novembre de la même année, le chiffre est passé à 30 %.

Les entreprises ont aussi compris les avantages du travail à distance, notamment la réduction des coûts liés aux locaux. C’est mathématique : elles ont besoin de moins de bureaux. Par ailleurs, au Royaume-Uni, 71 % des entreprises interrogées ont déclaré que le télétravail pendant la pandémie de covid-19 n’avait eu aucune incidence négative sur la productivité, et 33 % d’entre elles ont même fait état de gains de productivité !

Globalement, la tendance serait une formule hybride : travail à domicile et au bureau. C’est toute la sphère économique qui porte désormais un nouveau regard sur le travail à distance. Depuis le temps que je le dis !

L’expansion du télétravail : de nouvelles perspectives pour les conjoints expatriés

Loin de moi l’idée de me réjouir de la pandémie de covid-19 ! Mais je ne peux m’empêcher de voir un côté positif dans toute cette pagaille : les opportunités professionnelles que cela représente pour les conjoints expatriés.

La normalisation du travail à distance, y compris à l’international

Longtemps boudé, le home office connaît un essor sans précédent. Et cela ouvre des perspectives pour les conjoints expatriés.

Par exemple, une cliente avait démissionné de son emploi en 2018 pour suivre son conjoint en expatriation. Elle avait proposé à son employeur de continuer à travailler pour lui à distance. À l’époque, il avait refusé. Et le mois dernier, revirement de situation ! Cette même personne, pourtant septique à l’origine, l’a recontactée pour lui proposer de travailler en freelance pour son entreprise.

Alors je vous prodigue un conseil : si vous êtes dans la même situation, reprenez contact avec votre ancien employeur. Il y a de fortes chances pour qu’il ait changé d’avis !

L’explosion du e-commerce et du marketing digital

La pandémie de covid-19 a bouleversé le commerce et la communication des entreprises. Les consommateurs ont pris l’habitude d’acheter en ligne. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD), en 2021 les ventes en ligne en France ont progressé de plus de 15 %.

Les commerçants qui ne vendaient leurs produits que via des boutiques et magasins physiques ont dû s’adapter et se mettre au e-commerce. Dès lors, tout le monde veut être sur internet. Pendant le premier confinement, j’ai d’ailleurs créé la page Facebook pour le restaurant de mes parents. Jusque là, ils n’en avaient pas besoin. Mais avec la pandémie, ils ont dû apprendre à communiquer différemment.

S’ensuit une demande accrue pour tous les services liés au web et à la communication digitale. Et par la force des choses les spécialistes du web sont très recherchés : web développeurs, web designers, webmasters, graphistes, rédacteurs web, consultants SEO, social media managers, community managers, etc. Le point commun entre tous ces métiers : ils peuvent être exercés depuis n’importe où dans le monde ! La généralisation du travail à distance offre de belles opportunités aux freelances et entrepreneurs expatriés.

Une de mes clientes, rédactrice web et consultante SEO, réside en Australie et travaille exclusivement avec des clients situés en France ou en Europe. Ces derniers mois, le nombre de sollicitations par de potentiels clients a doublé. Ces prospects ne sont à l’évidence pas du tout freinés par la distance et le décalage horaire…

L’apparition de nouvelles prestations en ligne

Ce n’est pas tout ! Les confinements à répétition ont contribué à créer une nouvelle demande pour des services en ligne jusqu’ici peu développés : formations, sport, coaching, cours de langue, ateliers d’arts plastiques ou d’écriture, et même certains services et soins paramédicaux.

Les consommateurs ont modifié leurs habitudes et se tournent désormais plus volontiers vers des prestations à distance, sur le web.

De nouveau, c’est une bonne nouvelle pour les travailleurs nomades et entrepreneurs expatriés. Vous pouvez proposer toute une gamme de services depuis chez vous, où que vous soyez dans le monde !

Il y a fort à parier que l’expansion du télétravail se poursuivra dans les prochaines années, ouvrant ainsi le champ des possibles aux conjoints expatriés. Mais il y a le revers de la médaille. Le risque est que les entreprises délocalisent certains postes dans des pays où la main d’œuvre est moins chère. De même, elles pourraient être tentées de faire appel à des prestataires externes résidant dans des pays à bas coût… Mais je persiste à croire que les prochains mois et années seront propices au travail à distance. Et vu la demande croissante, il y a de la place pour tout le monde !

Vous aussi, vous avez envie de surfer sur la vague du télétravail ? Vous êtes expatrié et aimeriez vous lancer à votre compte ? Vous avez bien raison ! C’est une excellente façon de concilier vie professionnelle, vie familiale et vie à l’étranger. Si vous avez besoin d’aide pour concrétiser votre projet, contactez-moi ! Je suis mentor professionnel et j’accompagne les conjoints expatriés pour les aider à lancer leur business.

🔸 Devenez indépendant pendant votre expatriation et lancez votre propre business nomade : découvrez mon accompagnement mentoring.

🔸 Suivez-moi sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram et LinkedIn, pour profiter de mes astuces et ateliers live consacrés à l’entrepreneuriat en expatriation.

🔸Rejoignez la communauté Facebook Expat Carrière Nomade : un groupe d’entraide et de partage, pour échanger sur votre projet nomade.